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Le pape, l’Europe, Schuman et Macron

 


Léon XIV a reçu en France un accueil exceptionnel. Ses discours ont eu un grand retentissement. Celui de Metz, autour de l’enseignement de Robert Schuman, a marqué les esprits par son engagement en faveur de l’unification européenne.


Citant des pans entiers de la déclaration du 9mai 1950 et les traités européens, il a donné à l’Europe pour mission d’incarner les valeurs universelles qui découlent de la primauté de la personne humaine.


La force de son message de paix dans un monde tourmenté et traversé par les guerres venait d’abord de son auteur, une autorité supérieure qui n’avait d’autre but que d’être moral.


Nul besoin d’y chercher un « intérêt » alors que la parole publique est de plus en plus discréditée  par la recherche de ses arrière-pensées.


Le contenu de son message, prononcé d’un ton doux mais ferme, sans polémique, puisait dans l’histoire, mais s’adressait au présent et concernait l’avenir.


Il conforte l’Europe, lui assigne un rôle: lutter par le droit, le dialogue et l’exemplarité pour un monde juste et solidaire. En célébrant l’apport de Robert Schuman, il incite aussi au courage d’être pleinement européen, il est politique au sens le plus noble du terme.


Emmanuel Macron, qui le recevait, a vu ainsi confirmé son engagement européen comme tous ceux qui y œuvrent malgré les vicissitudes de la vie publique.


Tout au long de son périple français, Léon XIV a égrené des vérités très actuelles (« combien le mal commis par l’homme est grand, lorsqu’il estime ne rencontrer aucun obstacle à l’exercice de son pouvoir »).


Et malgré une froide lucidité (« aujourd’hui les relations humaines et entre les États sont de plus en plus barbares »), il a délivré un message d’espoir qui devrait davantage résonner dans la sphère publique, alors que tant doutent de ce qu’ils ont réalisé, une communauté de nations souveraines, rassemblées en paix autour d’une même conception de la personne humaine.

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